nathalie epron auteure

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Qu'est-ce que le Bitcoin ?

Avant toute incursion dans l’écosystème Bitcoin ou mieux encore, après avoir acquis quelques satoshis, je vous recommande vivement la lecture de deux textes en français alliant exigence pédagogique et hauteur de vue : Bitcoin, Totem & Tabou de Yorick de Mombynes  et Gonzague Granval (disponible en téléchargement sur le site de l’Institut Sapiens) et l’ouvrage de Jacques Favier et Adli Takkal Bataille, Bitcoin, la monnaie acéphale aux éditions du CNRS. Le texte qui suit, à l’intention des néophytes, leur doit beaucoup.

 

I Qu’est-ce que le Bitcoin ?

 

C’est évidemment la première question à laquelle il faut répondre si l’on veut saisir les rouages d’un phénomène complexe. Le Bitcoin est né mystérieusement dans un contexte de méfiance envers le système bancaire consécutif à plusieurs décennies de réflexions et d’expérimentations menées sur l’émergence d’une possible monnaie libertaire. Si son élaboration est antérieure, le terme Bitcoin lui est apparu au moment de la crise des subprimes(1) en 2008.

Bitcoin est la jonction de deux mots anglais : bit qui désigne une unité binaire en informatique et coin qui signifie pièce de monnaie. Satoshi Nakamoto(2),  pseudonyme comme l’est sa monnaie (que certains considèrent encore à tort comme anonyme), individu ou groupe, en est l'inventeur.

 

Unité de de compte et protocole

Le bitcoin représente deux choses : il est d’une part une unité de compte, un jeton numérique et monétaire destiné à servir de moyen d’échange, au même titre que le dollar ou l’euro, et d’autre part, écrit avec une majuscule, il désigne un protocole, le protocole Bitcoin qui intègre plusieurs technologies pour faire fonctionner  un réseau rendant possible des transferts de valeur.  

 

Ses caractéristiques

Le bitcoin possède des particularités qui en font une exception dans le monde économique et dans l’histoire millénaire de la monnaie(3). Projet de réappropriation de ce que les Etats et les banques ont confisqué, il n’est soumis au contrôle ni des uns ni des autres. C’est donc une monnaie décentralisée(4), comme l’e-mail est un courrier décentralisé, dont les règles de gestion ont été définies à l’avance notamment sur le plan de la création de la masse monétaire (il n’y aura pas plus de 21 millions de bitcoins(5), ce qui l’apparente, comme le dit Philippe Herlin(6), à un métal précieux). Outre son aspect décentralisé, le bitcoin indifférent aux frontières est  immuable (modifier une transaction en bitcoin est quasiment impossible, car il faudrait pouvoir accéder à tous les ordinateurs du réseau), désincarné(7), transparent (n’importe qui peut lire et reproduire le code informatique du bitcoin puisque son logiciel est open source), sécurisé(8), programmable(9), neutre (libre de toute influence politique et de toute économie nationale) dont l’adversité est un contexte propice à son développement (concept d’entités « antifragiles » défini par le « philosophe-trader » Nassim Nicholas Taleb repris par les auteurs de Bitcoin, Totem et Tabou).

 

Cryptomonnaie

C’est donc une monnaie mais elle n’est représentée par aucun support physique : pas de pièces ou de billets à son effigie. Elle n’existe que sous forme numérique.

On l’appelle « cryptomonnaie » ou « cryptodevise » - ou cryptoactif, vocable plutôt usité par les gardiens du temple de la Banque de France pour délégitimer sa dimension monétaire - parce qu’elle utilise la cryptographie (ensemble de techniques permettant de chiffrer des messages) pour sécuriser ses transactions.

 

II Comment fonctionne t-il ?

 

Le bitcoin en tant que monnaie dite numérique ou digitale ou électronique n’est pas une nouveauté (les transactions de cette nature existent depuis longtemps avec les cartes bancaires ou encore les virements) mais sa particularité, c’est qu’il est envisagé avant tout pour des actions transactionnelles(10) et que ces transactions s'effectuent directement entre usagers, de pair à pair, sur un registre dématérialisé public appelé blockchain.

 

La blockchain

On confond souvent blockchain et bitcoin, et pendant longtemps ce fut pour valoriser l’une au détriment de l’autre. Or, même si blockchain et cryptomonnaies sont difficiles à dissocier dans la mesure où les opérations de validation qui sécurisent le réseau sont « rémunérées » par l’émission d’actifs numériques, on peut tout de même tenter de les distinguer.

 

Qu’est-ce que la blockchain ?

Si l’on veut être un peu précis sans trop rentrer dans les détails, on peut dire qu’une blockchain est un registre dupliqué et partagé entre utilisateurs et validateurs, une sorte de grand livre ouvert accessible à tous. Les informations qui transitent sur cette plate-forme sont regroupées dans des « blocs » représentant chacun une page du livre. Les blocs sont automatiquement empilés de façon chronologique afin d’horodater les informations dans l’ordre d’arrivée. Lors de la création d’un nouveau bloc, des validateurs sécurisent et verrouillent les informations qu’il contient, dont la référence du bloc précédent. Ainsi, il devient, en théorie, impossible de falsifier un bloc sans modifier tous les autres blocs arrimés à la chaîne. Cependant, en pratique, la question de la vulnérabilité des registres publics reste une vraie question : comment garantir la transparence des mouvements et protéger l’accès en écriture d’une base de données ouverte à tous ? Ce problème trouve une hypothèse de résolution par le mécanisme de sécurité dite « preuve de travail » initié par Satoshi Nakamoto dans son livre blanc où il décrit le fonctionnement d’un serveur horodaté (rebaptisé « block chain » par le développeur et activiste Hal Finney ) dont le privilège d’accès en écriture requiert une Proof-of-Work (preuve de travail).

Cet apport technologique combiné avec d’autres que nous allons évoquer tend à démontrer qu’une blockchain sans crypto-monnaie n’est rien de plus qu'une base de données structurante. Autrement dit, la blockchain n’est qu’une des technologies derrière bitcoin qui ne prend sens qu’au sein d’une chaîne plus large associée à d’autres technologies. Sans un mécanisme de consensus (basé sur la preuve de travail (acronyme POW), sans l’utilisation d’un réseau décentralisé de nœuds, sans une utilisation astucieuse de la cryptographie à double clés(11), la blockchain n’est pas grand chose. Comme le fait remarquer Jacques Favier(12) à de multiples reprises, Satoshi ne la cite même pas dans son White Paper prouvant par là même que son invention est une production du protocole et du réseau Bitcoin, et non l’inverse.

Loin d’être la révolution dont on a pu parler dans les médias, elle est juste un outil qui ne garantit ni que la monnaie sera décentralisée, ni que le registre sera infalsifiable,  pas plus que le fait que les informations recueillies sur cette dite blockchain seront fiables. Pour être plus clair encore, affirmons avec nombre d’experts que la technologie derrière bitcoin, c’est Bitcoin et non la blockchain dont on a tendance à faire croire que BTC (acronyme de bitcoin) serait juste une  de ses applications.

 

Le minage

Afin d'assurer le fonctionnement du protocole Bitcoin, des constructeurs infatigables appelés "mineurs"(13) offrent la puissance de calcul de leurs ordinateurs pour créer et sécuriser le réseau. À l'aide de logiciels de minage, ils réalisent les calculs informatiques nécessaires au fonctionnement de la chaîne en vérifiant la validité de toutes les transactions, en créant de nouveaux blocs et en mettant en circulation les nouveaux bitcoins.

Concrètement, le travail de minage consiste à écrire les transactions dans un bloc à l'aide de la puissance de calcul de son équipement informatique. Lorsqu'un bloc est terminé, il doit être validé par tous les ordinateurs qui composent le réseau. Chaque validation de bloc par un mineur lui donne droit à de nouveaux bitcoins. C’est ainsi, et ainsi seulement, qu’apparaissent les nouveaux bitcoins sur le réseau, créés par un algorithme selon une loi mathématique.

 

III. A quoi sert-il ?

 

Argent immatériel

Son utilité est de représenter une valeur et de pouvoir être échangé contre des biens ou des services au même titre que le dollar, l’euro, ou l’or. Puisqu’il n’existe pas de billets ni de pièces maté­rialisant le bitcoin et que tout passe par l’écriture de données au format numérique, avec Internet comme canal de communication, il devient très facile d’outrepasser certaines contraintes qu’impose l’argent au format physique. Transférer des bitcoins à l’autre bout du monde est tout aussi rapide que d’en donner à quelqu’un qui se trouve en face de vous. Il n’est par ailleurs pas plus difficile et pas plus onéreux de transférer 1 million de bitcoins que d’en transférer un seul. Les transactions sont directes, pas de frais bancaires mais des frais de réseau qui ne sont pas proportionnels au montant envoyé. C’est particulièrement avantageux pour les paiements internationaux de fort montant.

 

Le bitcoin n’existe pas

Seul existe l’historique des transactions faites en bitcoins depuis sa création en 2008. Il n’existe pas d’ordinateur avec une base de données qui associerait des numéros de compte à des ­soldes, seulement des instructions comptables signées pour opérer le transfert de propriété d’un certain nombre de bitcoins de A vers B. Ce n’est donc pas le bitcoin qui s’échange et se déplace mais son propriétaire qui change.

Néanmoins, le solde de chaque « compte » peut être consulté à tout moment. Les proprié­taires de bitcoins disposent chacun de codes, appelés « clés publiques », un peu comme un numéro de compte, grâce auxquelles ils peuvent envoyer ou recevoir des transactions. Sur chaque transaction figurant à l’historique sont inscrites deux clés publiques, celle de l’envoyeur et celle du récepteur. Il est alors facile pour un ordinateur de retracer, à n’importe quel moment, l’ensemble des transactions qui impliquent une clé en particulier (sachant qu’un possesseur de bitcoins peut en posséder de multiples) pour calculer le solde de bitcoins qui lui est associé.

Comment sont-ils transférés ?

Comme nous l’avons vu, chaque possesseur de ­bitcoins dispose d’une clé publique. A cette clé, qui est composée de ­plusieurs dizaines de chiffres et de lettres mélangés, s’ajoute un deuxième code, appelé « clé privée ». Sur la demande de transaction figurent les  deux clés publiques respectives (envoyeur, récepteur), le montant de bitcoin à transférer et la clé privée de l’envoyeur qui fait office de signature. La demande de transaction est ensuite étudiée par les mineurs qui sont chargés de vérifier le lien mathématique entre la clé privée et la clé publique, pour garantir la validité de la transaction puis l’inscrire à la suite des précédentes dans l’historique.

Qui décide de son prix ?

Le bitcoin n’a pas de valeur officielle, il fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Si on peut l’évaluer, c’est parce que l’on dispose des taux de change non gérés par le protocole mais fournis par les différentes plateformes d’échange(14) sur lesquelles se négocie le bitcoin. Offchain la plupart du temps, elles agissent en dépositaires pour leurs clients et les transactions ne sont pas enregistrées sur la blockchain. On voit donc que la décentralisation, valeur cardinale de l’écosystème blockchain, ne s’applique pas à tous les acteurs. Pour mettre fin à cette situation, des dizaines d’exchanges décentralisés, les DEX  pour decentralized exchanges sont apparus ces derniers mois. Contrairement à leurs cousines, ces plateformes ne détiennent pas les fonds de leurs utilisateurs. C'est l'investisseur qui a la main sur ses actifs(15). Grâce à l’utilisation de contrats intelligents, l’échange fonctionne de manière plus autonome en permettant aux acheteurs et aux vendeurs de négocier directement sans avoir besoin d’un tiers mais cela nécessite une solide équipe de développeurs pour créer les applications et superviser le fonctionnement (une sorte d’autorité centralisée donc …)

 

IV Avenir, évolution et gouvernance

 

Consacrées à la validité de son modèle, les premières années du Bitcoin ont largement prouvé sa robustesse (approuvé par les communautés scientifiques). En permanence, attaqué par les hackers, il a toujours résisté et démontré la rigueur de son protocole mathématique et technologique. Cette base solide se prête à l’évolution du protocole originel qui s’expérimente selon deux grandes options.

Les altcoins

Ayant affaire à un logiciel open source, le Bitcoin a été copié des centaines de fois pour donner naissance à d’autres cryptomonnaies plus ou moins innovantes, qui favorisent la concurrence et casse le monopole de la production monétaire. D’autres cryptos reposent sur des protocoles fondamentalement différents (le tangle d’Iota par exemple) permettant d’explorer et d’exploiter d’autres potentialité d’un écosystème en perpétuelle ébullition.

 

L’évolution intrinsèque du Bitcoin

Comme toute nouvelle technologie, le Bitcoin est mélioratif, son développement est dynamique et les limites d’aujourd’hui ne sont pas celles de demain. La priorité actuelle est d’optimiser la scalabilité (la mise à l’échelle grâce notamment au lightning network qui s'expérimente déjà) tout en préservant et consolidant le niveau de sécurité pour permettre des paiements instantanés, sans tiers de confiance et avec pratiquement aucune limite de flux avec des frais réduits. Ce sera, selon l’expression d’Andreas Antonopoulos(16), l’avènement de la « monnaie en streaming ». Le bouleversement attendu sera considérable. Demain, il sera possible par exemple de régler les salaires en continu et non pas de façon ponctuelle ; on imagine les conséquences en matière organisationnelle, comptable, industrielle et sociétale.

L’intense effort de recherche technologique en cours fourni par les développeurs(17) pour améliorer le réseau Bitcoin vise également à permettre la fongibilité(18)] du jeton numérique, faciliter les « smart contracts(19) », renforcer la confidentialité des transactions et améliorer le respect de la vie privée.

Si les progrès peuvent paraître lents, c’est la conséquence d’une volonté clairement affirmée d’éviter les effets délétères d’une trop grande précipitation  qui pourrait engendrer une sécurité moindre, une concentration excessive du minage, une déviation du protocole originel… Les plus pressés créent des hard forks, discutés, discutables mais qui ont le mérite de l’expérimentation sans entacher l’intégrité de la chaîne mère.

Enfin dans cette chaîne signifiante, n’oublions pas le dernier maillon, l’utilisateur, c’est à dire celui ou celle qui va l’utiliser comme une monnaie, une réserve de valeur, un instrument spéculatif ou autre. Et là, bien sûr, on peut opérer un parallèle avec Internet. En effet, imaginons toute l’infrastructure du web sans services, sans sites web, ce ne serait qu’un outil inactif alors qu’on sait aujourd’hui à quel point, Internet a modifié nos vies. C'est pourquoi l'adoption généralisée de bitcoin est si importante. Elle pourra se développer essentiellement à travers deux prismes, l’un éducatif (une communauté très active s’y emploie tous les jours(20)) et l’autre par un usage facilité de l’écosystème Bitcoin. Rendre l’expérience utilisateur simple et intuitive est une priorité comme on a pu le voir pour le web où les usagers n’ont pas besoin de comprendre le langage HTLM ou CSS pour s’en servir.

 

Conclusion

En dix ans, le Bitcoin est passé du statut d’utopie libertarienne marginale à celui de précurseur d’une nouvelle forme d’organisation sociale décentralisée, anonyme et transparente.

Si Bitcoin est connu dans le grand public comme une monnaie, il est avant tout un ensemble de technologies formant un protocole informatique. Ainsi, Bitcoin, comme le souligne les auteurs de Bitcoin métamorphoses, partage bien plus de points communs avec le protocole TCP/IP (surnommé Internet) qu’avec la monnaie proprement dite. Il pourra jouer un rôle de plateforme (comme Ethereum aujourd’hui)  où se mettent en place des services d’infrastructures qui facilitent la mise en œuvre d’applications complexes.

Son adoption généralisée va bouleverser « la nature et la circulation de l’argent, mais aussi multiplier les possibilités, bousculer les contraintes et les mœurs des sociétés(21) ». Le cyberespace tendant à s’autonomiser, il n’est plus un simple prolongement de l’espace physique, bien plus, il rend obsolète l’opposition entre réel et virtuel et incite à ne plus confondre le réel et le tangible, le virtuel et l’intangible.



(1) Crédits hypothécaires à taux variables.

(2)Texte fondateur de Satoshi Nakamoto en 2008 : A Peer-to-Peer Electronic Cash System. Traduction française : https://www.bitcoin.org/

(3) Pour aller vite : la monnaie s’est transformée très lentement au cours du temps, passant des coquillages, pierres et divers objets d’échange aux métaux précieux puis, notamment grâce au progrès technique, à la monnaie scripturale et aux billets de banque avant d’entamer beaucoup plus rapidement sa métamorphose numérique avec la carte bancaire et aujourd’hui le bitcoin.

(4) Si les cryptos dérangent autant, comme l’affirment les auteurs de Totem et Tabou, c’est fondamentalement parce que la monnaie est associée au pouvoir. A l’origine création sociale spontanée, la monnaie a été progressivement accaparée par le pouvoir politique, jusqu’à devenir un moyen de pilotage de l’économie et du contrôle des citoyens. Que puisse exister aujourd’hui une monnaie décentralisée est un fait historique majeur.

(5) Si le jeton est rare du fait de sa création limitée, étant numérique, il est aussi divisible et peut être échangé jusqu’au cent millionième nommé Satoshi.  Son comportement est proche de celui des métaux précieux du point de vue financier. On lira avec profit : Bitcoin métamorphoses. De l'or des fous à l'or numérique ? Jacques Favier, Benoît Huguet, Adli Takkal Bataille; éditions Dunod, 2018.

(7) Après avoir conçu et contribué à lancer le protocole Bitcoin, Satoshi Nakamoto s’est retiré publiquement en 2011, pour asseoir un « protocole sans Dieu ni maître » selon l’expression de Jean-Luc de Bitcoin.fr. 

(8) La prouesse technique de Nakamoto est d’avoir organisé un agencement d’incitations rendant beaucoup plus rentable la contribution au système plutôt que son piratage. De plus, une signature cryptographique unique à chaque transaction rend impossible le vol.

(9) Bitcoin est  un protocole agile (Bitcoin, la monnaie acéphale, p.127), un smart money à la différence du dollar ou de l’Euro.

(10)«… c’est à dire des actions de communication, car, du point de vue d’un ordinateur, tout n’est que langage. »,  in« Bitcoin, la monnaie acéphale, p 89.

(11) C’est ce qu’on appelle la cryptographie asymétrique, chaque utilisateur possède deux clés mathématiquement liées : une clé privée qui doit être gardée secrète et une clé publique qui est disponible pour tous les autres utilisateurs. Dans la pratique, la clé publique sert à crypter les messages, et la clé privée sert à les décrypter. Une fois le message crypté, seul le destinataire est en mesure de le décrypter

(12) Bitcoin, la monnaie acéphale, p 52.

(13) En vérifiant les transactions et en empêchant le détournement du réseau, les mineurs font en sorte que Bitcoin puisse fonctionner comme une réserve de valeur plausible. Si les gens pouvaient dépenser illicitement le même argent plus d’une fois, alors Bitcoin ne serait pas viable en tant que crypto-monnaie - mais la confirmation majoritaire des transactions par les mineurs empêche que cela se produise. https://bravenewcoin.com/authors/akbar-thobhani/.

(14) Cela conduit à des failles de sécurité  massives et une centralisation dangereuse des informations, des fonds et des clés privées. Sources https://www.ethereum-France.com/.

(17) Alors que les mineurs contribuent à propager et à sécuriser la chaîne de blocs, les  développeurs  travaillent à améliorer l’efficacité et la fonctionnalité du protocole Bitcoin. Le projet étant open source, il donne à un large éventail de personnes le pouvoir de contribuer à un écosystème en plein essor pour en optimiser la dimension de stockage  et de transfert de valeur.

https://bravenewcoin.com/authors/akbar-thobhani/.

(18)La fongibilité c’est la capacité d’une chose à être remplacée par une autre de même nature. La monnaie est fongible car un billet de 10 euros en vaut un autre quels que soient son histoire et ses propriétaires successifs. Les bitcoins sont traçables et on pourrait utiliser cette caractéristique pour distinguer de « bons bitcoins », agréés par une autorité quelconque, et de « mauvais bitcoins » qui n’auraient, dès lors, plus la même valeur. Défini par Jean-Luc de Bitcoin.fr.

(19)Les contrats intelligents (en anglais Smart Contracts) sont des protocoles informatiques qui facilitent, vérifient et exécutent la négociation ou l’exécution d’un contrat, ou qui rendent une clause contractuelle inutile (car rattachée au contrat intelligent) in wikipedia.

(20) Citons notamment les sites francophones https://bitcoin.fr/et  https://journalducoin.com/  qui accomplissent un travail remarquable de pédagogie et  Coinhouse, lieu physique situé à Paris, où s’échangent cryptos et bonnes pratiques ainsi que son excellent site en ligne https://insights.coinhouse.com/fr/.

(21) Bitcoin, la monnaie acéphale, p 19.



07/01/2019
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