nathalie epron

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Un ou deux soucis

Et dans son souci d'être un homme, la femme l'emporte. Toutes voulaient l'enfermer avec sa vieille robe. Entre les hauts murs de pensée en les livres où elle a été là sans voix, sans rien pendant si longtemps. Les temps changent : au milieu de femmes un bel homme avec le souvenir de ceux qui parlaient, parlaient sans savoir en saisissant l'oeil par la lunette, en butant le mot contre le sein. Qui des deux inventa l'autre ? Il faut s'ôter du souci d'être un homme, une femme, un Dieu, un objet quand le désir pesant sur des corps printaniers a changé le camp de l'impuissance et la vieillesse toute nue rit au visage d'une jeunesse perdue. La vie qui n'en finit pas de commencer et qui n'en finit jamais de rêver d'un baiser sur ses lèvres vieillies.

A 5 ans, ma mère me confia ses trésors de peine. Qu'en faire ? Sinon les prendre et les porter. L'Enfer.

A 5 ans, mon père me porta ses premiers coups. Qu'en faire ? sinon les rendre coup pour coup et lentement, patiemment toute la vie après dompter la bête sauvage.



Article ajouté le 2008-05-13 , consulté 2017 fois

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