Le petit théâtre de Cage Marais (premier épisode)
Cette sensation très précise
d'être en toi déjà partout.
Je ne veux pas la ranger,
dans l'analyse ou autre chose... je
veux la laisser venir.
Ce n'est pas seulement un
vertige de l'amour ce qui m'arrive m'arrime à toi
m'encorde tant qu'il nous
plaît que nous nous plaisions.
Je pense que... si j'exagère puisque toute parole
que je dis là est abusive... je pense que je suis
comme l'enfant à la maternelle, à quatre ans :
émotionnellement dans l'apprentissage
tout est NEUF
tout est visible, tout est possible, je vois les choses
sans savoir... j'apprends et pourtant j'ai une mémoire
qui me fait déraper un peu puisque
la mémoire dans cette histoire sans histoire
n'a pas lieu d'être.
Elle obscurcit, elle met du sens ici, elle met du sens là,
elle veut résonner, inscrire.
Si je suis bête, je dis que la connaissance, c'est TOI,
seulement toi.
Rien d'autre.
Je vois tout et je ne sais rien. Je ne sais plus rien et
je ne veux pas savoir.
Pas savoir dans la perte que j'en ai, dans la joie éclatante
que j'en ai.
Très calme, très tranquille et très située,
extrêmement,
dans l'espace captive capturée
mais
dans une absence nécessaire pour naître autrement.
C'est comme un travail de réappropriation de soi,
jusqu'au corps lui-même quand je regarde
précisément ce corps que tu as,
secoué par une autre main que la mienne.
Je vous aime tout le temps
Pas une seconde de relâchement,
juste un épuisement du corps chez moi quand le ventre s'ouvre,
l'arbre pousse.
Cette façon que tu as d'y aller gravement
comme quand je te regarde lire.
La soeur studieuse l'enfant sérieuse.
L'enfant qui court
court en bord de mer et la vieille dame qui attend
assise en contemplation, dans un ordre permanent sacré des choses,
depuis si longtemps.
Et moi
qui les regarde partout les temps.
Je n'appartiens pas
à ma propre vie
je suis immortelle.
Je n'ai aucun désir de l'être
aucun désir de l'avoir
je suis folle.
Dans le monde. Pas en moi.
Ce n'est pas une disparition, un repli sur soi, c'est
le contraire :
une apparition constante.
Toi,
tu n'arrives pas.
tu es attendue.
Par moi comme par des millions d'autres.
Je ne suis pas exemplaire dans cette attente.
Tu es attendue de tant d'attentes.
Cette attente, je la sens en moi, en toi l'attente des autres pour toi, dans les autres.
Tu ne la vois pas, tu ne l'espères pas, tu la sais.
Tu l'acceptes même avant moi..
Quand je t'envoie ce mot d'invitation,
tu le sais.
Tu es dans la position de moi-même avant moi.
Tu es l'attentive attendue, l'hâtive espérée aux pas
lents de l'inespérée.
Cette première nuit
tu as voulu sceller quelque chose dans mon corps
et maintenant,
il faut attendre que je sois dépouillée
de tout, que je ne sois plus
le pou démangeaison.

Commentaires
Eric Corre le 30/10/2009 à 17:39:32Quelle chance a celui à qui s'adresse le texte, le sait il au moins ou n'en a t il rien vu, aveuglé d'ignorance et de mauvais amour...
SERJOS site : serikiojos.blog4ever.com | le 01/03/2009 à 02:37:50
On ne peut apprécier une oeuvre d'art à partir de la première page. je vais poursuivre la lecture.
Manon le 18/12/2007 à 13:58:29
C'est sûr que c'est le contraire d'une lecture paresseuse !
Rachel le 01/12/2007 à 09:38:14
Moi, ce premier chapitre me donne plutôt très envie de poursuivre la lecture
DURITE le 04/11/2007 à 15:40:46
C'est un peu bizarre, on comprend pas grand chose... Bof, bof !!!
A deux le 13/06/2007 à 17:26:06
Nous avons tout lu, nous recommençons, dépéchez-vous de nous donner la suite. Un seul regret en effet, c'est trop lent la publication.
domi le 14/12/2006 à 20:42:28
je suis passée par là. baisers
Lil le 01/12/2006 à 16:09:40
Combustion, force d'aimantation du mot écrit...
Mic le 14/11/2006 à 18:24:33
Pfou !!!!!! Heureusement que le texte est morcellé car si le reste est dans la même veine, je mourrais étouffée avant la fin tellement j'ai la gorge serrée !