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    Vivement Louise Bourgeois

    Le vertige de l'autre est préférable à la confusion des sexes. Des femmes rose enfance , des femmes noires émeraude et des hommes, des tas d'hommes pour la vie sérieuse. Femme-femme palpitante dans l'échancrure du monde, homomom mou ou dur selon l'usage du pli qu'on veut leur faire prendre. Une chaise sans pieds accoudée dans un coin porte depuis des lustres un chat empaillé qui ronronne dans le noir et des hommes nus tout au fond des rétines forment une folle ronde autour d'une créature tachée d'orange dans la cavité des yeux. Mais non ! c'est un Cézanne : on déshabille la créature et on rhabille l'orchestre mâle, là un habit de curé, là une robe d'avocat, ailleurs encore de la vêture sombre, menaçante et un évêque tout rouge faisant face à la dépravation, à l'animale qui ranime le mal n`importe où elle se trouve, elle se perd et perd les autres. Oublions le sexe qu'on nous donne, la gazelle, la cervelle… d'oiseau, la belle plante, la fée, la sorcière, la porte de l'Enfer et regardons ce sexe dressé qui s'appelle Fillette. La porteuse du mâle lézarde les idées générales d'un maniement si commode pour encore dé-penser le monde. Depuis des siècles, on a dissocié les êtres pour la facilité de la reproduction. Derrière l'emblème d'un petit chose dodu, on dit l'amour, les deux sexes et ça continue…



    Article ajouté le 2008-03-26 , consulté 1504 fois

    Commentaires


    véra le 27/03/2008 à 10:00:15
    Creuser l'excavation qui nous a fait naître...

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