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Une position du sujet incroyablement juste à faire la vie. Vendredi 12 juin 1942 (...) Il y a du beau mêlé au tragique. Une espèce de resserrement de la beauté au coeur de la laideur. C'est très étrange. (...) Vendredi 3 juillet 1942 matin (...) Quand elle est indignée de quelque chose, elle écarte les narines et son nez, qui est tout petit, se gonfle de colère.(...) Vendredi 3 juillet 1942 soir ... une consommation de petits pois froids qui sont ma passion... Jeudi 9 juillet 1942 (...) Nous avons cueilli des framboises et des groseilles dans le silence du jardin. C'était paisible, et reposant, bien que nous eussions emmené nos idées avec nous.(...) Dimanche 26 juillet 1942 (...) Il y a quelque chose d'enchanté dans ma vie actuellement.(...) Mardi 8 septembre 1942 (...) Je crois trop aux livres. (...) Mercredi 25 août 1943 (...) Les raisons d'espérer sont immenses. (...) Lundi 1er novembre 1943 (...) La mort pleut sur le monde.(...) Mardi 9 novembre1943 " Que voulez-vous, madame, je fais mon devoir !" Qu'on soit arrivé à concevoir le devoir comme une chose indépendante de la conscience, indépendante de la justice, de la bonté, de la charité, c'est là la preuve de l'inanité de notre prétendue civilisation. (...) Mercredi 24 novembre 1943 (...) Ce matin, je lisais Shelley, et sa Défense de la poésie ; hier soir, un dialogue de Platon traduit par lui. Quel désespoir de penser que tout cela, tous ces magnifiques résultats de polissure, d'humanisation, toute cette intelligence et cette largeur de vue sont morts aujourd'hui. Vivre une époque pareille, et être attiré vers toutes ces oeuvres, quelle dérision, c'est presque incompatible. (...) Article ajouté le 2008-03-14 , consulté 1335 fois CommentairesChrystelle le 14/04/2008 à 15:30:29POIGNANT ! LiensVoir les articles de la catégorie " lectures "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |