nathalie epronArticles
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Je ne suis pas sûre de savoir toujours garder le sens de l'ailleurs face à tous ces univers en rupture avec mon conditionnement culturel. Au bout de tant de semaines de voyage, il m'arrive de banaliser l'effet de découverte, de restaurer à tort le familier contre la sensation de l'étrange, faisant surgir une question qui me taraude avec insistance : qu'est ce que le voyage au juste ? Quand je pense à ceux entrepris au fond de mon jardin ou dans un Paris si souvent et si follement arpenté année après année, je sais au moins que le sentiment des antipodes ne dépend que de soi. L'usure du monde n'est pas dans le monde mais dans le regard porté, aussi parfois ne suis-je qu'une apparence de voyageuse, une silhouette qui passe privée de ce précieux esprit de déroute. Je mesure mal encore les conséquences de cette immersion dans une réalité qu'il faut parfois aller chercher avec les dents quand je me trouve plus voyagée que voyageante. Article ajouté le 2007-12-02 , consulté 1896 fois CommentairesAlain Roy le 23/12/2007 à 17:18:12Vos scrupules vous honorent mais c'est toute l'industrie du voyage qui est à repenser. Barry Hursten le 03/12/2007 à 12:39:34 In the burrows of the nightmare, where justice naked is,in headaches and in worry, time of travel will have his fancy. Dear, Thank u very much for your writing and the seven stars go squawking LiensVoir les articles de la catégorie " L'ailleurs "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |