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    Déclinantes

    Editions du Petit Véhicule, 1990.

    Extrait choisi :

    Est-ce l'oiseau en moi qui bat un peu de l'aile ? Je ne suis plus la volage qui prenait son envol pour un mot caressant, un regard plein d'aveux. La Loire aussi n'est plus ma source vive : ses poissons sont solubles et mes rêves immergés coulent au goutte-à-goutte. Ce ne sont que des flaques, ces grands lacs espérés et tes yeux si profonds n'appellent plus la noyade. Je m'assieds maintenant sur les bords d'un canal, Saint Martin est son nom et l'Ecluse des Morts après le boulevard du crime fait de vous l'assassin plutôt que la victime. Il n'y a pas que celui qui tue qui est meurtrier, nous sommes tous cette main au cou d'une étranglée.

     

     



    Article ajouté le 2006-11-14 , consulté 3471 fois

    Commentaires


    Monique le 18/12/2007 à 14:10:12
    Plaisir d'une langue qui envoûte autant qu'elle plonge dans le réel qui s'invente au fur et à mesure des mots
    Antoine le 26/05/2007 à 11:50:35
    L'imaginaire des ports revisité par un personnage féminin avec talent
    Cerise le 01/12/2006 à 16:18:29
    Un sortilège qui s'obstine...

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